27062019

Retour Vous êtes ici : Accueil Au sommaire des magazines Mars 2015 - n°257 L'HUMEUR DE GEF

L'HUMEUR DE GEF

C'est fort en chocolat !

Saumon en entrée, coquilles saint-Jacques en plat principal... Le menu du déjeuner de presse d'une société de gestion est on ne peut plus normal... Jusque-là. Car voilà qu'arrive le dessert : un magnifique gâteau au chocolat fortement alléchant représentant un damier sur lequel est délicatement déposse une pièce d'échec... Une gourmandise qui répond au doux nom d'échiquier aux amandes. Faut-il y voir un message subliminal à l'attention d'une société de gestion concurrente basée avenue d'Iéna dans le 16e arrondissement parisien ? Ou bien est-ce tout simplement une coïncidence purement fortuite ?

 

Trop de connaissance tue la finance ?

Au détour d'une conversation, un financier nous apprend que ses avoirs personnels sont essentiellement investis sur des placements sécuritaires, avec une forte prédilection pour le fonds en euros. Une confession qui a aiguisé notre curiosité : « Est-ce dû à l'absence de visibilité sur les marchés financiers ? ». Oh que non ! L'allocation d'actifs du gérant de fonds est indépendante de l'environnement. Celui-ci sécurise ses capitaux depuis des années, tout comme d'ailleurs ses collaborateurs : « Quand on prend des risques toute la journée dans un cadre professionnel, on n'a pas envie d'avoir des sueurs froides dans la sphère privée »... Pas sûr que les commerciaux de la société de gestion tiennent le même discours devant les CGP et les clients.

 

Non pas de nom !

Ce conseiller en gestion de patrimoine indépendant s'aperçoit que la clause bénéficiaire de son contrat d'assurance vie, à savoir « Mes héritiers » n'est plus d'actualité. Voulant désormais gratifier en premier ordre sa partenaire de pacs, il se rapproche de son confrère banquier qui gère son enveloppe. Celui-ci prend note de la requête et souhaite alors connaître le nom et le prénom de cette femme pour préciser la nouvelle clause bénéficiaire. Le CGPI refuse au motif que cette précision peut réserver de très mauvaises surprises et demande au CGP de notifier : « Mon conjoint, à défaut mon partenaire de pacs, à défaut mes héritiers... ». Le banquier rejette lui aussi cette proposition, son service juridique ne la validant pas. C'est alors qu'un long bras de fer s'engage entre les deux conseillers. Plusieurs mails sont écrits, plusieurs coups de fil sont passés... Un consensus a finalement été trouvé : « Mon partenaire de pacs, à défaut mes héritiers ». Un consensus insatisfaisant, car si le CGPI se marie avec son actuelle partenaire de pacs, mieux vaut qu'il n'oublie pas de remodifier sa clause !



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