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Retour Vous êtes ici : Accueil Au sommaire des magazines Avril 2015 - n°258 L'HUMEUR DE GEF

L'HUMEUR DE GEF

Fortune et performance financière... Aucun rapport !

Ce conseiller en gestion de patrimoine d’un réseau bancaire n’hésite plus. Quand ses clients les plus fortunés souhaitent confier leurs avoirs entre les mains de financiers, il leur conseille vivement la gestion sous mandat mass market plutôt que celle dédiée à la clientèle de banque privée. Un choix légitime : les équipes de la gestion sous mandat d’entrée de gamme affichent de meilleures performances. Et de loin !

 

Un bas de laine matelassé et... verrouillé

Mettre ses billets dans un bas de laine sous le matelas présente de nombreux inconvénients : la perte, bien évidemment. Le vol. La cachette est en effet bien connue des intrus mal venus. Et le pécule ne résistera pas aux flammes d’un incendie. Mais un notaire nous raconte qu’un de ses clients d’un certain âge a trouvé le moyen de se débarrasser de ces incommodités en achetant un matelas dans lequel est caché un coffre fort ignifuge. La personne âgée a rapatrié l’ensemble de ses économies dans la petite boîte et a assuré ne pas être gênée dans son sommeil !

 

Objectif UC

Ce conseiller en banque privée travaille depuis 4 ans dans un établissement bien connu. À ses débuts, sa hiérarchie lui demandait d’allouer au moins 4 % de la collecte assurance vie en unités de compte. Aujourd’hui, la proportion a été multipliée par cinq. On lui demande par ailleurs de préconiser prioritairement des fonds maisons qui ne sont pourtant pas forcément très bien classés en termes de rentabilité. Il lui est de toute façon compliqué de travailler en architecture ouverte, car le logiciel financier mis à sa disposition référence les fonds internes de façon très détaillée mais ne fournit que très peu d’informations sur les supports de sociétés de gestion concurrentes…

 

 

Erreur marketing 

Ce courtier en ligne a revu rapidement sa stratégie commerciale. Moins d’un an après le lancement de son Perp exempté de tous frais, celui-ci a reconnu qu’il s’agissait plus d’un produit de conquête que d'un produit de fidélisation ! Il nous apprend par ailleurs que neuf clients sur dix qui ont ouvert un Perp chez lui ont souscrit dans la foulée un contrat d’assurance vie.

 

Après 70 ans, ça ne veut pas dire à partir de 71 ans !

À l'occasion d'un déjeuner regroupant 4 cabinets indépendants, un des conseillers se lance dans un long plaidoyer vantant les mérites de l'assurance vie avant et après 70 ans : « Jusqu'au dernier moment je fais profiter mes clients des abattements disponibles sur la succession de 152 500 € et ensuite je leur propose de souscrire un ou plusieurs nouveaux contrats qui relèvent de l'article 757 B du CGI. Car après 70 ans et si l'on s'y prend tôt les gains exonérés peuvent être très significatifs ». Si le raisonnement semble tout à fait pertinent, un détail est toutefois venu mettre un léger blanc dans la discussion lorsqu'il insiste : « L'assurance vie à partir de 71 ans conserve d'énormes atouts ! ». Mais pourquoi diable 71 ans ? Ses confrères froncent leurs sourcils... Le conseiller se défend : « Jusqu'à la veille de 71 ans c'est encore l'article 990 I qui s'applique, non ? ». Eh bien non ! C'est jusqu'à la veille des 70 ans ! Parfois la réflexion a ses limites.



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