Error in function loadImage: The image could not be loaded.

Error in function redimToSize: The original image has not been loaded.

Error in function saveImage: There is no processed image to save.

Loi de finances

L’affaire des Panama Papers fait trembler la planète finance

Un consortium de journalistes a établi l’implication dans des sociétés offshore de nombreuses personnalités à travers le monde, dont un millier de Français.

Après les affaires OffshoreLeaks, LuxLeaks et SwissLeaks, la révélation des « Panama Papers » ébranle le monde de la finance. Cette liste de sociétés-écrans de Panama, devenue l’une des capitales mondiales de l’industrie financière offshore, a été révélé depuis dimanche 3 avril 2016 par le Consortium international des journalistes d’investigation (ou ICIJ) qui regroupe 108 rédactions dans 76 pays, dont le quotidien le Monde en France.

Après plusieurs mois d’enquête nécessaires pour décortiquer quelque 11,5 millions de fichiers provenant des archives entre 1977 et 2015 du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, cette association de journalistes a établi l’implication dans des sociétés offshore de très nombreuses personnalités. Le journal le Monde évoque ainsi 29 membres du classement Forbes des 500 personnalités les plus riches de la planète, des chefs d’Etat et de gouvernement, des responsables politiques et hauts fonctionnaires de premier plan, des personnalités publiques et sportives. De même, un millier de ressortissants français serait concerné. La Société Générale et la banque Edmond de Rotschild sont également citées par la société de production du magazine télévisé Cash investigation qui fait aussi partie du consortium de rédactions.

14 000 intermédiaires financiers

« Toutes les sociétés offshores des « Panama papers » ne sont pas illégales ou opaques, certaines ont une activité économique véritable et déclarée (…). Mais une grande majorité d’entre elles sont utilisées comme sociétés-écrans, pour dissimuler des avoirs grâce au recours à des prête-noms », précise ainsi le quotidien le Monde qui rajoute que Mossack Fonseca, l’un des associés du cabinet, se serait défendu en renvoyant la responsabilité « vers les quelque 14 000 intermédiaires (grandes banques mondiales, cabinets d’avocats, fiduciaires et autres sociétés de gestion de fortune) qui assurent l’interface avec les bénéficiaires finaux ».

Dans un communiqué du lundi 4 avril, Michel Sapin, ministère des Finances et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont indiqué que « La France va, en application des conventions fiscales qui la lient à ses partenaires, solliciter la transmission du fichier "PanamaPapers", comme elle a elle-même eu l'occasion de transmettre la liste HSBC au cours des dernières années ». Ils ont également rappelé que le projet de loi Sapin 2 présenté le 30 mars vise à « garantir un statut et une protection des lanceurs d’alerte ».