17092019

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Gestion d’actifs

L’ISR devient un moteur de performance des portefeuilles

Le débat sur ISR et performance a fait long feu. Robeco et La Financière de l’Echiquier enfoncent le clou : la prise en compte des critères extra-financiers ne détruit pas de valeur. Au contraire !

Masja Zandbergen, responsable de l’intégration ESG chez Robeco, rappelle que ce gestionnaire d’origine néerlandaise croit depuis longtemps aux avantages de l’investissement durable. De son côté, Sonia Fasolo, gérante ISR à La Financière de l’Echiquier démontre que la prise en compte des critères ESG apporte un véritable plus.

Les sociétés cotées les mieux notées sont, dans la durée, plus performantes en Bourse que les autres. Les gérants qui les sélectionnent obtiennent donc de meilleures performances que leurs concurrents qui se contentent des critères financiers. « Nous sommes convaincus, insiste Masja Zandbergen, que, sur le long terme, l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) conduit à des décisions d’investissement mieux éclairées et à des performances plus solides ajustées du risque. »

Les bons profils ont la cote

Les quatre cinquièmes des études inventoriées par la spécialiste de Robeco, soit 160 analyses, permet de conclure que les « pratiques de durabilité prudentes » ont une influence positive sur la rentabilité des investissements. La Deutsche Bank est allée plus loin en suivant les 2 250 études académiques publiées sur le sujet pendant quatre décennies. Elle a conclu que les critères ESG contribuent de manière positive à la performance financière des entreprises dans 62,6 % des cas. Dans les autres, l’influence est négative (10 %) ou non mesurable (27,4 %).

Le travail qu’ont réalisé à La Financière de l’Echiquier Sonia Fasolo, gérante ISR, Luc Olivier, analyste financier et ISR, et Mamadou Bah, contrôleur des risques, démontre que la prise en compte des critères ESG favorise la performance dans la durée. Il met en lumière la relation qui existe entre les entreprises les plus vertueuses, européennes principalement, et leurs performances boursières. Sur neuf ans, le portefeuille des meilleurs profils ESG génère une performance 2,3 fois supérieure à celui des pires profils ESG et le ratio rentabilité/risque du portefeuille des meilleures notes ESG est 1,7 fois supérieur à celui des plus mauvaises notes ESG.

« Ne perdons pas de vue que, pour générer de bonnes performances, souligne pour sa part Didier Le Menestrel, président de La Financière de l’Echiquier, les critères ESG doivent nécessairement s’allier aux critères financiers. ».

Michel Lemosof