25012022

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Gestion d’actifs

En dépit de la volatilité, les ETF ont bien résisté en septembre

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Si les investisseurs ont dû faire face, au cours du mois écoulé, à une volatilité accrue des marchés, les ETF ont bien résisté avec 13,3 Md€ de collecte nette. C’est l’une des conclusions du Money Monitor de septembre publié par Lyxor.

Si le mois de septembre s’est avéré difficile pour les investisseurs, qui ont été confrontés à un accroissement de la volatilité sur les marchés, du fait de la crainte que la reprise ne s’enlise dans un contexte de pressions inflationnistes, les ETF ont, selon le Money Monitor de Lyxor, drainé 13,3 Md€ de nouveaux actifs, ce qui porte les flux nets à 127,5 Md€ sur neuf mois.

L’indice S&P 500 a enregistré sa plus forte baisse mensuelle sur les trois quarts de l’année, en raison de la hausse des rendements des obligations souveraines en fin de mois, mais les ETF obligataires et les ETF actions ont tout de même respectivement collecté 5,3 Md€ et 7,7 Md€. « Les ETF ESG, souligne Vincent Denoiseux, head of ETF Research and Solutions chez Lyxor, continuent de générer des flux positifs, avec 3,7 Md€ d’entrées nettes. Les entrées dans les ETF ESG en Europe représentent, depuis le début de l’année, près de la moitié de la collecte totale des ETF, soit 60,9 Md€ à fin septembre (déjà plus que sur l’année 2020 entière). »

Les fonds et les ETF obligataires ont recueilli 20,4 Md€ d’argent frais, dont 15,1 Md€ pour les fonds traditionnels. Les fonds et les ETF actions, eux, ont bénéficié d’un apport de capitaux de 23,9 Md€, dont 16,2 Md€ pour les fonds classiques.

La gestion passive gagne partout du terrain

« S’agissant des fonds et ETF actions domiciliés aux Etats-Unis, pratiquement tous les flux à destination des véhicules passifs, ETF et fonds indiciels (1.552 Md$), commente le professionnel, ont eu pour corollaire d’importantes sorties de capitaux hors des fonds actifs au cours de la dernière décennie (– 1.619 Md$). En Europe, malgré le formidable développement des investissements passifs au cours des dernières années, la structure du marché dans son ensemble reste moins mature qu’aux Etats-Unis. »

La gestion passive actions a fait l’objet d’entrées nettes de 681 Md€ en dix ans et la gestion active actions de 370 Md€. Cela dit, depuis juillet 2020, les flux vers les gestions actives se sont intensifiés. Dans l’univers obligataire sur le marché américain, les expositions actives, elles, ont bénéficié de « solides » entrées de capitaux (1.452 Md$ sur la dernière décennie), mais les expositions passives rattrapent rapidement leur retard (1.001 Md$ de souscriptions dans la période).

« Les fonds actifs domiciliés dans l’Union européenne, précise encore Vincent Denoiseux, ont drainé pas moins de 1.329 Md€ en dix ans. La croissance des fonds passifs a également été soutenue, avec 434 Md€ de nouveaux actifs nets. » Les fonds actifs constituent toujours le canal de prédilection pour les placements obligataires, mais un nombre en augmentation d’investisseurs se sont ces dernières années tournés vers les expositions obligataires passives avec, notamment, le développement des offres de produits obligataires ESG.

En Europe, 19 % de la totalité des encours sont gérés de façon passive, mais seulement 10 % d’entre eux sont investis dans des ETF. Dans le reste du monde, toutes catégories confondues, le pourcentage d’actifs gérés de manière passive est nettement supérieur (30 % et, même, 45 % pour les familles actions, contre 24 % pour les familles obligataires).

ML